La France ne peut pas faire défaut : vraiment?

La France peut-elle réellement « ne jamais faire défaut »? Avec une dette publique de 3 536 milliards d’euros, soit 117,5% du PIB, un déficit supérieur à 5% et un taux à dix ans autour de 4,2%, la question mérite mieux que les slogans. L’enjeu immédiat n’est pas une crise de financement : la France continue d’emprunter et de refinancer sa dette normalement. Mais la hausse des taux, la dépendance aux investisseurs, le recul progressif des achats de la BCE, et les contraintes propres à la zone euro réduisent la marge de confort.

Pour l’investisseur, le risque ne se limite d’ailleurs pas au défaut : duration, inflation, volatilité des obligations, et nécessité éventuelle de vendre avant l’échéance peuvent fortement modifier le rendement réel. L’analyse revient également sur les scénarii de réduction de la dette et sur les propositions d’annulation de la dette détenue par l’Eurosystème.

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