Pétrole à plus de 100 dollars : le vrai risque pour la France n’est plus à la pompe

Le baril à 100 dollars impressionne toujours, mais ce n’est plus le seuil de rupture qu’il était en 2008. Les ménages consacrent aujourd’hui une part plus faible de leurs revenus au carburant et supportent un service de la dette nettement inférieur aux niveaux d’avant-crise financière. Le véritable risque se situe désormais ailleurs : dans la durée du choc pétrolier, la faiblesse des stocks de distillats, la hausse du diesel, et surtout la réaction des taux d’intérêt.

Un pétrole durablement cher peut entretenir l’inflation, retarder l’assouplissement monétaire et peser sur l’ensemble du coût du capital. Les attaques du 13 septembre contre les infrastructures saoudiennes rappellent en outre qu’une prime géopolitique peut rapidement se transformer en véritable crise d’offre.

Pour les investisseurs, le chiffre à surveiller n’est donc plus seulement 100 dollars : ce sont les semaines pendant lesquelles le choc persiste et les canaux par lesquels il se diffuse dans l’économie.

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