Private equity européen : la vraie tension n’est pas la chute, mais le temps

Le private equity européen ne s’effondre pas : il ralentit. Les capitaux continuent d’affluer, avec des levées élevées, un niveau record de dry powder, et un accès croissant des particuliers au non coté.
Mais le vrai point de tension se situe désormais du côté des sorties et de la liquidité. Fonds de continuation, marché secondaire, et financements NAV permettent de gagner du temps, sans toujours correspondre à une véritable cession économique.
Pour l’investisseur, cette nouvelle phase impose donc de regarder au-delà du TRI : qualité des valorisations, DPI, origine des distributions, frais, durée d’immobilisation et diversification deviennent essentiels. Le private equity reste une classe d’actifs attractive, mais plus complexe à analyser et davantage dépendante de la capacité des gérants à créer de la valeur opérationnelle dans un environnement moins favorable.
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