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Le Canada peut-il vraiment remplacer sa dépendance aux États-Unis par un rapprochement avec l’Europe?
Malgré la montée des tensions commerciales avec Washington, et des exportations canadiennes de plus en plus diversifiées, un basculement complet paraît improbable. La véritable opportunité se joue ailleurs : défense, matières premières critiques, services numériques, normes, et investissements. Le CETA a déjà supprimé presque tous les droits de douane, tandis que l’accès du Canada au programme européen SAFE illustre une intégration économique plus ciblée et stratégique.
Pour les investisseurs, l’enjeu n’est donc pas de parier sur un divorce Canada–États-Unis, mais d’identifier les entreprises capables de transformer cette nouvelle profondeur européenne en contrats, marges, et flux de trésorerie. L’Europe ne remplacera probablement pas les États-Unis : elle pourrait toutefois devenir l’assurance stratégique dont le Canada avait besoin.
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La Turquie vient de rebattre les cartes de la fiscalité internationale. Depuis juin 2026, certains nouveaux résidents fiscaux peuvent bénéficier pendant 20 ans d’une exonération sur leurs revenus et gains de source étrangère. Un avantage exceptionnel qui devient encore plus stratégique lorsqu’il est combiné à la citoyenneté par investissement, accessible notamment via l’immobilier.
Mais le dispositif est loin de signifier « zéro impôt » : les revenus de source turque restent imposables et les règles de résidence fiscale, de territorialité, de direction effective des sociétés et les conventions internationales demeurent déterminantes. Avec, en parallèle, un taux successoral préférentiel de 1 % dans certaines situations et un mécanisme de rapatriement d’actifs, Ankara construit une véritable stratégie d’attraction des patrimoines internationaux. Une nouvelle alternative à l’Italie, la Grèce, le Portugal ou les Émirats, à étudier avec précision.
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Le dollar reste la monnaie dominante mondiale, mais la Chine prépare méthodiquement un système financier capable de fonctionner sans dépendre entièrement des infrastructures occidentales. Son objectif n’est pas forcément de faire du yuan le nouveau dollar : il s’agit plutôt de construire des « rails » alternatifs grâce au yuan numérique, à mBridge, aux banques chinoises, et à l’intelligence artificielle appliquée aux paiements, à la conformité, et à la gestion des risques.
Face à cette évolution, l’Occident modernise également ses infrastructures avec des projets comme Agorá et les initiatives blockchain de SWIFT. Le scénario le plus crédible n’est donc pas un effondrement du dollar, mais une fragmentation progressive du système monétaire mondial. Pour les investisseurs, cette transformation pourrait renforcer les risques de change, de sanctions, et de réglementation, tout en créant des opportunités dans les paiements, la cybersécurité, la tokenisation, et l’IA financière.
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