Focus sur le PER : préparer sa retraite en diminuant sa fiscalité

Le Plan d’Épargne Retraite est un produit de placement permettant d’épargner pour la retraite, qui admet 3 compartiments. Son horizon de placement est long, puisque les sommes versées seront disponibles à la retraite.

Pour le PER individuel, les versements peuvent être déductibles fiscalement, dans la limite de plafonds. Par exemple, vous gagnez 75 000 €, vous versez 10 000 € sur votre PER, l’administration fiscale ne considérera pas que vos revenus sont de 75k€ mais de 65k€. Votre base imposable sera ainsi diminuée, et dans cet exemple votre TMI (tranche marginale d’imposition) également. En français, vous paierez moins d’impôts.

Vous pouvez bien évidemment choisir les supports sur lesquels votre épargne sera placée, de la même manière que pour une assurance-vie, et ainsi moduler le curseur entre la sécurité des fonds ou le rendement.

Gardez à l’esprit que ce qui est défiscalisé à l’entrée, ne le sera évidemment pas à la sortie. Il est donc intéressant de déduire aujourd’hui vos versements si vous êtes fortement fiscalisé, afin de profiter d’une imposition plus douce au moment de la retraite. Au contraire, la non déductibilité des versements peut être intéressante dans certains cas, par exemple si vous n’êtes pas ou peu fiscalisé (en France), et que vous décidez de déduire les sommes que vous en tirerez à la retraite.

Si vous êtes dirigeant, les deux autres compartiments peuvent offrir des avantages supplémentaires : à investissement égal pour l’entreprise, le forfait social limité à 16% du PER obligatoire offrira un bénéfice réel plus important au salarié et pèsera de fait moins sur les charges patronales. Aussi, passer d’un vieil article 83 à un PER collectif, en plus de moderniser le produit, permettra de gagner 4% de cotisations sociales.

Concernant la fiscalité, les sommes issues de la participation de l’employeur resteront exonérées d’impôt, à l’entrée comme à la sortie.

Pour terminer, la sortie est modulable, et peut se faire en capital ou en rente, ou panachage ; sauf pour les droits issus des versements obligatoires, qui se fait en rente.

Partager :

Plus d'articles

Applications de rencontre : quand la monétisation de la frustration détruit la liquidité du marché

Quand tu pensais que le produit, c’est la rencontre, alors qu’en fait, c’est ta frustration.

Le modèle économique historique des applications de rencontre commence à montrer ses limites. Tinder perd encore des utilisateurs, Bumble voit ses payeurs chuter fortement. Derrière ces trajectoires se cache un problème économique majeur : les plateformes ne vendent plus seulement un service, mais une meilleure place dans la file d’attente. Boosts, likes prioritaires, Roses, et filtres premium transforment progressivement la rareté de l’attention en source de revenus.

Cette stratégie peut soutenir le revenu par payeur à court terme, mais elle risque aussi de dégrader la confiance, la qualité des profils, et finalement la liquidité même du marché. Le paradoxe devient alors évident : plus une plateforme monétise la frustration, plus elle risque de pousser ses meilleurs utilisateurs à chercher ailleurs. Hinge montre néanmoins qu’un modèle davantage orienté vers des rencontres concrètes peut encore fonctionner.

L’article complet en lien.

L’épargne chinoise cherche désespérément une porte de sortie

La Chine ne manque pas d’argent. Elle manque surtout d’endroits où ses épargnants ont encore envie de le placer.

En janvier 2025, la banque centrale chinoise suspendait ses achats d’obligations d’État parce que la demande était devenue supérieure à l’offre. Derrière ce paradoxe se cache un signal beaucoup plus profond : immobilier fragilisé, crédit privé atone, rendements souverains écrasés, pression sur le yuan, et banques de plus en plus exposées au risque de duration.

En 2026, l’économie chinoise ne s’effondre pourtant pas. Elle se transforme. L’ancien moteur immobilier ralentit tandis que l’industrie stratégique, les technologies, l’automatisation, les batteries, ou les infrastructures numériques continuent de progresser. Pour l’investisseur, la question n’est donc plus simplement d’être « pour ou contre » la Chine, mais d’identifier où se dirigent réellement l’épargne, le crédit, et les moyens de l’État.

La Chine reste investissable, mais désormais comme une mosaïque de risques et d’opportunités à sélectionner avec précision.

L’article complet en lien.

Le paradoxe européen : son retard est devenu son meilleur gisement de croissance

L’Europe serait-elle devenue intéressante précisément parce qu’elle a pris du retard? Derrière la faible croissance, la fragmentation réglementaire, et les besoins massifs de financement se cache un paradoxe : le continent possède encore des leviers que ses concurrents ont déjà largement exploités.

Achever réellement le marché unique, mieux orienter près de 10 000 milliards d’euros d’épargne, développer un véritable actif obligataire européen, et utiliser le poids de 450 millions de consommateurs pourraient libérer une croissance aujourd’hui entravée. À cela s’ajoutent des besoins structurels en défense, énergie, réseaux électriques, semi-conducteurs, cybersécurité, et infrastructures numériques.

Pour l’investisseur, l’enjeu n’est donc pas d’acheter « l’Europe » indistinctement, mais d’identifier les entreprises directement exposées à ces transformations : infrastructures financières, midcaps capables de changer d’échelle, électrification, défense, semi-conducteurs, ou technologies critiques. Le retard européen pourrait finalement constituer l’un de ses plus importants réservoirs de création de valeur.

L’article complet en lien.

Besoin de plus d'infos ? Contactez-nous !

Newsletter