| TLDR : Washington pourrait accepter une baisse graduelle du pouvoir d’achat du dollar tout en accumulant du bitcoin pour préserver une partie de son bilan. |
Une accumulation réelle, un plan encore hypothétique
Les États-Unis abordent la seconde moitié des années 2020 avec une dette fédérale qui se rapproche de 40 000 milliards de dollars, un coût de financement devenu lourd et une marge politique étroite pour augmenter franchement les impôts ou réduire brutalement les dépenses. Dans le même temps, le pays a changé de doctrine à l’égard du bitcoin. Depuis mars 2025, un décret présidentiel a créé une réserve stratégique : les bitcoins définitivement saisis par l’État doivent y être conservés plutôt que vendus, et les départements du Trésor et du Commerce sont chargés d’étudier des acquisitions supplémentaires sans coût budgétaire additionnel pour le contribuable. Un texte présenté au Congrès va plus loin en proposant un programme pouvant atteindre un million de bitcoins. 1,2,8
Je préfère poser la limite tout de suite : rien ne démontre qu’un plan secret aurait été arrêté pour dévaluer le dollar, alléger la dette et enrichir l’État grâce au bitcoin. Le gouvernement fédéral conserve surtout des actifs saisis ; il n’a pas annoncé un programme massif d’achats sur le marché. La thèse développée ici est donc une construction hypothétique à partir de décisions publiques, de propositions législatives et d’un mouvement d’accumulation privé. Elle mérite d’être examinée parce que ses mécanismes sont plausibles, pas parce que son existence serait établie.
Pourquoi une dévaluation pourrait aider sans rien résoudre à elle seule
Une dette publique libellée dans la monnaie nationale a une particularité : l’État rembourse des montants nominaux. Si le pouvoir d’achat du dollar diminue au fil du temps, la valeur réelle des anciennes dettes diminue elle aussi. Cent dollars dus dans dix ans restent cent dollars sur le contrat, mais ils achètent moins de biens et représentent une part plus faible d’une économie dont les prix et les revenus nominaux ont augmenté. L’inflation agit alors comme une taxe diffuse sur les détenteurs de monnaie et d’obligations à taux fixe.
C’est là que l’hypothèse bitcoin devient intéressante. Washington pourrait, en théorie, laisser le dollar s’affaiblir de manière contrôlée, donc réduire le poids réel de sa dette, tout en détenant un actif dont l’offre est plafonnée et dont le prix en dollars pourrait augmenter précisément parce que le dollar perd de la valeur. L’image la plus simple serait celle d’un propriétaire qui rembourse un emprunt à taux fixe avec une monnaie dépréciée, tout en conservant dans son patrimoine un terrain rare dont le prix suit l’inflation. Le passif s’érode en termes réels ; l’actif, lui, est censé rester rare.
Le mécanisme serait toutefois beaucoup moins propre qu’il n’y paraît. Une monnaie plus faible renchérit les importations, nourrit l’inflation et pousse les prêteurs à réclamer des taux plus élevés. Or les États-Unis refinancent continuellement une partie de leur dette. Le gain obtenu sur les anciennes obligations peut donc être repris par le coût des nouvelles émissions. Surtout, dévaluer le stock de dette ne corrige pas le déficit annuel : si les dépenses continuent de dépasser durablement les recettes, la montagne recommence à grossir.
Mon analyse est donc la suivante : une dévaluation ne serait pas une gomme, mais un transfert. Elle déplacerait une partie de la charge depuis le budget fédéral vers les épargnants en dollars, les détenteurs d’obligations, les salariés dont les revenus suivent mal les prix, et les partenaires commerciaux payés dans une monnaie moins forte. Pour réussir, elle devrait rester graduelle. Un effondrement désordonné du dollar ferait monter les taux, détruirait la confiance et affaiblirait l’avantage que les États-Unis cherchent justement à conserver.
Ce qui donne sa valeur au dollar
Pour comprendre ce scénario, il faut revenir à une idée moins intuitive qu’elle en a l’air : une monnaie ne vaut jamais uniquement par sa matière. Les premières formes de monnaie reposaient souvent sur des objets utiles. Le grain et le bétail nourrissaient, se cultivait et se reproduisait, et pouvaient être déplacés, mais il se conservaient mal, pouvaient pourrir ou mourir, et convenaient finalement peu au commerce à longue distance. L’or a progressivement gagné parce qu’il était rare, durable, divisible, transportable et presque inaltérable. Son utilité industrielle n’explique pourtant qu’une partie de son prix. L’essentiel vient d’une croyance collective suffisamment stable pour que chacun accepte le métal aujourd’hui en pensant qu’un autre l’acceptera demain.
Le billet de banque a ajouté un degré d’abstraction. Il représentait d’abord une créance sur de l’or déposé dans un coffre. Aux États-Unis, la crise des années 1930 a montré la contrainte de ce système : lorsque les déposants en réclamaient et que les banques perdaient leurs réserves, la banque centrale ne pouvait pas créer librement la liquidité nécessaire. En 1933, l’administration Roosevelt a suspendu la convertibilité intérieure et renforcé le contrôle public sur l’or. En 1934, le prix officiel de l’once a été porté de 20,67 à 35 dollars, ce qui revenait à dévaluer le dollar par rapport au métal et à augmenter la valeur comptable du stock public. 4
Bretton Woods a ensuite organisé, à partir de 1944, un système dans lequel les monnaies étrangères étaient rattachées au dollar, lui-même convertible en or pour les autorités monétaires au prix de 35 dollars l’once. Le montage reposait sur la puissance industrielle américaine, l’ampleur des réserves d’or et la confiance dans la capacité des États-Unis à tenir la promesse de conversion. Il contenait pourtant une contradiction : le monde avait besoin d’un volume croissant de dollars pour commercer, mais plus Washington fournissait de dollars, plus la couverture en or devenait fragile. En août 1971, Richard Nixon a fermé la « fenêtre de l’or ». 5,6
Depuis lors, le dollar n’est pas adossé à un actif remboursable à vue. Dire qu’il ne repose sur rien serait néanmoins faux. Sa valeur dépend de la capacité fiscale des États-Unis, de la taille et de la productivité de leur économie, de la profondeur du marché des obligations du Trésor, de la crédibilité de la Réserve fédérale, de la sécurité juridique, de la puissance géopolitique et, surtout, de l’effet de réseau. On facture, on emprunte, on épargne et on règle des matières premières en dollars parce que les autres font de même. À la fin de 2025, le dollar représentait encore 56,77 % des réserves de change officiellement allouées dans le monde. Sa domination s’érode lentement, mais elle reste encore sans équivalent. 7
La valeur du dollar est donc une architecture de confiance. L’or apportait une limite physique ; la monnaie fiduciaire apporte une souplesse politique et monétaire. Cette souplesse permet de répondre aux crises, mais elle ouvre aussi la possibilité d’une création monétaire excessive. C’est précisément dans cet espace, entre flexibilité utile et perte de discipline, que l’or et le bitcoin redeviennent séduisants.
À quoi pourrait ressembler un nouveau montage américain
Dans le scénario que j’envisage, les États-Unis ne remplaceraient pas brutalement le dollar par le bitcoin. Une telle opération serait incompatible avec la volatilité du bitcoin, avec le financement quotidien de l’économie et avec le rôle mondial du marché des bons du Trésor. Le bitcoin jouerait plutôt le rôle d’un actif de réserve parallèle : une poche rare, conservée au bilan public et dans les bilans d’entreprises américaines, tandis que le dollar continuerait de circuler comme unité de compte et moyen de paiement.
La première étape est déjà visible : cesser de vendre les bitcoins saisis et les traiter comme une réserve. La seconde pourrait consister à augmenter ce stock par des mécanismes dits budgétairement neutres. Cette expression ne signifie pas que l’opération serait gratuite ; elle signifie que l’État chercherait à l’échanger contre d’autres actifs, des recettes exceptionnelles ou des gains comptables plutôt qu’à créer une dépense nouvelle. Le projet législatif d’un million de bitcoins propose d’ailleurs d’utiliser des ressources existantes du Trésor et de la Réserve fédérale. 1,2
L’histoire de l’or offre un précédent de technique de bilan. Le Trésor américain enregistre encore son or à un prix statutaire très inférieur au prix de marché. Une réévaluation pourrait, selon le montage juridique retenu, accroître la valeur des certificats d’or remis à la Réserve fédérale et dégager une capacité comptable. Ce procédé ne créerait aucune mine, aucune usine et aucun bien supplémentaire ; il modifierait simplement la manière dont un actif existant est valorisé. En 1934, la hausse du prix officiel de l’or avait déjà permis d’élargir l’espace monétaire du gouvernement. Employer aujourd’hui une logique voisine pour financer une réserve de bitcoin reste une hypothèse, pas une politique annoncée. 9
La troisième étape serait financière. Les marchés américains savent transformer un actif immobilisé en collatéral, en actions, en obligations ou en produits de crédit. Strategy en fournit une version privée : la société achète du bitcoin, l’inscrit à son bilan et finance cette stratégie par des émissions de titres. À l’échelle du pays, un écosystème de conservation, d’ETF, de marchés dérivés, de stablecoins et de crédit pourrait faire du bitcoin un réservoir de valeur tandis que le dollar numérique resterait l’instrument de circulation.
Le paradoxe serait puissant. Les États-Unis pourraient tolérer une monnaie un peu moins chère pour soutenir leurs exportations, réduire le poids réel de leurs engagements et réindustrialiser une partie de leur économie, tout en restant exposés à la hausse d’un actif rare libellé dans cette même monnaie. Ils paieraient leurs dettes avec des dollars moins précieux sans renoncer complètement à la richesse créée par la raréfaction des actifs. C’est une stratégie imaginable. Elle n’est viable que si le bitcoin continue d’être désiré à l’échelle mondiale et si le dollar conserve assez de confiance pour ne pas déclencher une fuite généralisée, ce qui serait vraisemblablement le cas si les US l’utilisaient comme réserve.
Les conséquences pour l’économie internationale
Une dévaluation organisée du dollar produirait des gagnants et des perdants bien au-delà des États-Unis. Les exportateurs américains deviendraient plus compétitifs, tandis que les ménages américains paieraient plus cher les biens importés, l’énergie étrangère et certains composants industriels. Les entreprises capables d’augmenter leurs prix ou de produire localement seraient mieux placées que celles dépendantes de chaînes d’approvisionnement en devises étrangères.
Pour les créanciers internationaux, le risque serait double. Ils pourraient être remboursés intégralement en dollars tout en récupérant moins de pouvoir d’achat réel. S’ils anticipaient cette évolution, ils exigeraient des rendements supérieurs ou réduiraient leur exposition aux titres américains. La diversification vers l’or, d’autres devises, ou des actifs numériques s’accélérerait. Cette réaction limiterait justement la capacité de Washington à dévaluer sans douleur, car le privilège du dollar repose sur la demande étrangère de dette américaine.
Les pays émergents vivraient une situation plus ambiguë. Ceux dont la dette est libellée en dollars pourraient respirer si leur monnaie s’appréciait face au billet vert. Ceux dont la devise resterait faible, ou qui subiraient une fuite des capitaux, pourraient au contraire voir leur charge augmenter. Les matières premières compliqueraient encore le tableau : elles sont souvent facturées en dollars, mais leur prix nominal tend à s’ajuster lorsque la monnaie américaine perd de la valeur.
La principale rupture serait peut-être géopolitique. Si les États-Unis donnaient au bitcoin un statut durable de réserve tout en cherchant à gérer la valeur du dollar, d’autres puissances accéléreraient leurs propres stratégies. La Chine pourrait privilégier l’or et ses infrastructures de paiement ; l’Europe chercherait à renforcer l’euro et son autonomie financière ; des États plus petits pourraient constituer des réserves mixtes. Le système monétaire deviendrait moins centré sur un seul actif et davantage fragmenté entre monnaies, or, dette souveraine, et actifs numériques.
Cette fragmentation créerait des opportunités d’innovation, de nouveaux circuits de paiement et de nouveaux marchés de capitaux. Elle augmenterait aussi le risque d’erreur de politique économique, de volatilité des changes, de contrôles de capitaux et de conflits réglementaires. Une réserve stratégique en bitcoin ne neutraliserait pas ces tensions, elle pourrait les accélérer en signalant que les États-Unis eux-mêmes cherchent une assurance contre les limites de leur propre monnaie.
Bitcoin : levier stratégique ou monnaie de singe ?
Je dois être très clair sur mon opinion personnelle : le BTC ne reposant sur aucun actif sous-jacent, mais sa valeur n’étant limitée qu’à un marché purement spéculatif, je ne lui accorderai jamais la même valeur qu’une action, un immeuble, ou une obligation. Une action donne un droit économique sur une entreprise et, potentiellement, sur ses bénéfices futurs. Un immeuble peut être habité ou loué. Une obligation promet des flux contractuels. Le bitcoin ne produit aucun revenu, ne représente aucune créance sur un actif, et n’est garanti par aucun émetteur. À mes yeux, l’analogie la plus honnête est celle d’une carte Pokémon extrêmement rare. Elle peut valoir beaucoup parce qu’un grand nombre de collectionneurs la veulent, parce que son offre est limitée et parce qu’un marché liquide s’est organisé autour d’elle. Elle peut aussi perdre une part considérable de sa valeur si l’intérêt collectif se déplace. Le protocole Bitcoin, son réseau et sa résistance à la censure ont une utilité technique réelle ; le jeton, lui, ne donne pas droit à des flux de trésorerie permettant de calculer une valeur fondamentale classique.
Cette comparaison n’implique pas que le bitcoin doive valoir zéro. L’or lui-même tire une grande partie de sa valeur monétaire d’une convention collective, bien au-delà de ses usages industriels. La différence tient à l’ancienneté, à la profondeur historique et à la stabilité relative de cette convention. L’or a traversé des empires, des guerres et plusieurs régimes monétaires. Le bitcoin n’a pas encore vingt ans d’existence économique significative. Son prix dépend donc davantage de l’appétit marginal des acheteurs, de la liquidité et de la croyance que d’autres paieront plus cher demain.
C’est justement ce qui rend l’hypothèse américaine troublante. Si un État capable d’influencer les règles financières mondiales décide de conserver durablement du bitcoin, puis si ses entreprises et ses marchés absorbent une fraction croissante de l’offre, la convention collective peut se renforcer. Le bitcoin ne gagne pas un actif sous-jacent, il gagne des acheteurs institutionnels, une infrastructure et une légitimité politique. Cela peut suffire à faire monter son prix. Cela peut aussi créer une bulle d’une ampleur inédite si la demande institutionnelle se retire.
Le vrai test serait une chute vers 35 000 dollars
La question la plus intéressante n’est peut-être pas celle du prochain sommet, mais celle d’un retour éventuel vers 35 000 dollars. À ce niveau, certains parleraient immédiatement de « buy the dip », comme si un ancien prix élevé garantissait mécaniquement un rebond. Cette logique me paraît dangereuse. Un actif sans flux de trésorerie n’a pas de plancher calculable à partir de bénéfices, de loyers ou de coupons. Trente-cinq mille dollars peut être une zone d’excès baissier comme une simple étape vers plus bas.
Deux lectures opposées seraient alors possibles. Dans la première, la chute serait une purge spéculative au sein d’une tendance institutionnelle intacte. L’État américain continuerait à conserver ses bitcoins, les projets d’acquisition progresseraient, les entreprises resteraient solvables, les infrastructures financières gagneraient des utilisateurs et la demande mondiale reviendrait. Le prix de 35 000 dollars apparaîtrait rétrospectivement comme une zone de capitulation.
Dans la seconde, la baisse révélerait que la demande avait été portée par l’effet de mode, l’endettement et quelques acheteurs concentrés. Les sociétés ayant accumulé du bitcoin devraient vendre pour payer leurs dettes ou leurs dividendes, les flux institutionnels se tariraient et le public non militant quitterait le marché. Les anciens sommets deviendraient alors une référence nostalgique, comme ces objets de collection dont la cote survit dans les souvenirs plus longtemps que dans les transactions.
Le point décisif ne serait donc pas le chiffre symbolique de 35 000 dollars, mais ce qui l’accompagnerait. Une baisse au milieu d’une adoption qui continue n’a pas la même signification qu’une baisse provoquée par la disparition des acheteurs. Ceux qui suivront cette hypothèse devront observer les actes plutôt que les slogans : la conservation effective des réserves publiques, l’éventuelle mise en œuvre d’achats budgétairement neutres, la solidité des entreprises très exposées, la profondeur du marché et la capacité du bitcoin à attirer des utilisateurs en dehors de son noyau de convaincus.
Je n’en tire aucune recommandation. Je constate seulement que, si les États-Unis tentent réellement de réduire le poids de leur dette en affaiblissant progressivement le dollar tout en constituant une réserve de bitcoin, alors le bitcoin deviendrait une pièce de stratégie monétaire, pas seulement un objet spéculatif. Dans ce cas, se demander s’il faut en détenir deviendrait intellectuellement légitime. La réponse resterait personnelle, incertaine et exposée à une perte très importante.
Mon sentiment est que la thèse mérite d’être suivie précisément parce qu’elle peut être fausse. Les décisions déjà prises suffisent à montrer que Washington ne traite plus le bitcoin comme un actif ordinaire à liquider. Elles ne suffisent pas à prouver un nouveau Bretton Woods numérique. Entre ces deux constats se trouve un pari colossal : faire payer une partie de la dette par l’érosion monétaire, préserver la puissance américaine grâce à un actif rare, et convaincre le reste du monde de continuer à utiliser le dollar pendant que les règles changent. Le succès serait spectaculaire. L’échec le serait tout autant.
Repères documentaires
Les faits contemporains et les repères historiques cités dans cette analyse ont été vérifiés à partir des sources suivantes.
1. Maison-Blanche, « Establishment of the Strategic Bitcoin Reserve and United States Digital Asset Stockpile », décret du 6 mars 2025. Consulter la source
2. Sénatrice Cynthia Lummis, présentation du BITCOIN Act de 2025 et de son programme proposé d’un million de bitcoins, 11 mars 2025. Consulter la source
3. Strategy Inc., formulaire 8-K déposé auprès de la SEC : 843 706 bitcoins détenus au 31 mai 2026. Consulter la source
4. Federal Reserve History, « Roosevelt’s Gold Program ». Consulter la source
5. Federal Reserve History, « Creation of the Bretton Woods System ». Consulter la source
6. Federal Reserve History, « The Smithsonian Agreement » et fermeture de la fenêtre de l’or en 1971. Consulter la source
7. Fonds monétaire international, COFER, données du quatrième trimestre 2025 publiées le 27 mars 2026. Consulter la source
8. U.S. Treasury Fiscal Data, « Debt to the Penny », base quotidienne de la dette fédérale. Consulter la source
9. U.S. Treasury, rapport sur la réserve d’or et prix statutaire de 42,2222 dollars par once troy fine. Consulter la source
| Avertissement : ce texte expose une hypothèse et une opinion personnelles à des fins d’analyse. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat, de vente ou de conservation de bitcoin, de cryptomonnaies, de titres financiers ou de devises. Les actifs numériques sont extrêmement volatils et peuvent entraîner une perte totale du capital. Toute décision patrimoniale doit être prise selon sa situation, son horizon et sa tolérance au risque, avec l’aide éventuelle d’un professionnel habilité. |

