L’or monte-t-il vraiment parce que le dollar meurt?

TLDR : Le récit intuitif veut que l’or monte parce que les monnaies fiduciaires perdent leur valeur. C’est trop simple. Le dollar reste dominant dans les réserves mondiales, tandis que les banques centrales renforcent parallèlement leur or. Pour l’investisseur, le métal ressemble moins à un pari mécanique sur l’inflation qu’à une assurance contre les risques de régime, de géopolitique, et de confiance. Son intérêt est réel, mais son prix reste sensible aux taux réels, au dollar, et aux flux.

Le paradoxe : le dollar tient, l’or aussi

L’idée la plus répandue sur l’or tient en une phrase : si le métal monte, c’est que la monnaie papier est en train d’échouer. Le raisonnement est séduisant parce qu’il relie une cause simple à un prix spectaculaire. Il a aussi un défaut : il explique mal ce que nous observons aujourd’hui.

Le 4 septembre 2026, l’or au comptant a reculé vers 4 419 dollars l’once après un rapport sur l’emploi américain plus solide qu’attendu. Les rendements obligataires ont progressé, le dollar s’est raffermi, et le métal a baissé. Rien de très mystérieux : un actif qui ne verse aucun revenu devient relativement moins attrayant lorsque les taux montent. Pourtant, au même moment, les banques centrales restent des acheteurs structurels. Elles ont acquis 289 tonnes nettes au deuxième trimestre 2026, après un premier trimestre beaucoup plus faible, et 345 tonnes sur l’ensemble du premier semestre. En 2025, elles en avaient encore acheté 863 tonnes.[1, 2, 11]

Voilà le paradoxe qui me paraît plus utile que le récit de l’effondrement monétaire. L’or peut subir la hausse des taux à court terme tout en étant recherché comme actif de réserve à long terme. Il peut corriger alors même que les préoccupations budgétaires, géopolitiques, et monétaires restent intactes. Surtout, sa hausse n’exige pas que le dollar disparaisse. Il suffit que certains détenteurs de richesse jugent rationnel de réduire, à la marge, leur dépendance à une promesse émise par quelqu’un d’autre.

La bonne question n’est donc pas : « le dollar va-t-il mourir? » Elle est plus inconfortable : pourquoi des institutions dont le métier consiste précisément à gérer des monnaies fiduciaires veulent-elles davantage d’un actif qui n’est la dette de personne?

1971 explique moins qu’on ne le croit

On revient presque toujours à 1971. C’est logique : le 15 août, Richard Nixon a fermé la « fenêtre de l’or » et mis fin à la convertibilité du dollar en or pour les autorités monétaires étrangères au prix officiel de 35 dollars l’once. Bretton Woods ne pouvait plus tenir : les dollars accumulés hors des États-Unis étaient devenus trop nombreux par rapport au stock d’or mobilisable, tandis que l’inflation américaine montait déjà.[3]

Mais raconter qu’un dollar était encore, en 1971, un simple reçu que n’importe quel Américain pouvait échanger contre du métal est inexact. La convertibilité intérieure avait été profondément rompue dès les années 1930. Bretton Woods était un système international de changes fixes centré sur le dollar, pas le retour pur et simple à une monnaie métallique accessible à tous. Cette nuance change le diagnostic : Nixon n’a pas inventé ex nihilo la monnaie fondée sur la confiance, il a supprimé la dernière contrainte externe qui liait encore le dollar à l’or dans le système international.

Cette contrainte avait un prix. Un étalon métallique discipline la création monétaire, mais il limite aussi la capacité de la banque centrale à fournir de la liquidité lorsqu’une crise exige une réponse rapide. À l’inverse, une monnaie fiduciaire donne davantage de souplesse aux autorités, au risque d’en faire trop. Je ne vois donc pas 1971 comme le jour où une monnaie « réelle » aurait été remplacée par une fiction. Je le vois plutôt comme le moment où l’arbitrage entre discipline et flexibilité a basculé nettement vers la flexibilité.

Le pouvoir d’achat du dollar s’est bien érodé depuis. L’indice des prix à la consommation américain affichait une moyenne de 40,5 en 1971; il atteignait 333,918 en juillet 2026. À panier comparable, un dollar de 1971 ne représente donc plus qu’environ 12 cents de pouvoir d’achat de l’époque, soit une perte proche de 88%.[4] Mais cela ne prouve pas que chaque hausse de prix depuis cinquante-cinq ans découle mécaniquement de l’abandon de l’or. Les chocs pétroliers, la productivité, la démographie, les politiques budgétaires, les chaînes d’approvisionnement, les salaires, et les choix de banque centrale comptent aussi. La monnaie donne le cadre, elle n’écrit pas seule toute l’histoire.

Ce que l’or achète réellement : l’absence de promesse

Pourquoi l’or, alors? Sa force tient moins à une mystique ancienne qu’à une combinaison inhabituelle de propriétés. Il est durable, fongible, divisible, transportable à forte valeur, et difficile à produire rapidement. Surtout, le stock existant est immense par rapport à la production annuelle, ce qui rend son offre relativement peu élastique.

Le World Gold Council estime qu’environ 222 600 tonnes ont été extraites dans toute l’histoire à la fin du deuxième trimestre 2026. Fondu en un cube, ce stock mesurerait environ 22,6 mètres de côté. Les banques centrales et autres institutions officielles en détiennent autour de 39 000 tonnes.[5] L’image est plus parlante qu’un slogan : l’or est rare, mais pas si rare qu’il soit inutilisable comme marché mondial. Il existe en quantité suffisante pour servir de réserve, de collatéral, de bijou, et d’actif d’investissement, tout en restant coûteux à augmenter rapidement.

La formule « suivre ce qui ne peut pas être imprimé » contient donc une intuition correcte, mais elle ne suffit pas. Une chose rare n’a pas nécessairement de valeur. Ce qui donne à l’or sa singularité, c’est la rencontre entre la rareté physique, cinq millénaires de convention sociale, un marché profond, et l’absence d’émetteur. Une obligation du Trésor américain est la promesse des États-Unis. Un dépôt bancaire est la créance d’un déposant sur une banque. Une action est un droit économique sur une entreprise. Un lingot, lui, ne promet rien – et ne dépend de personne pour honorer cette promesse.

C’est aussi sa faiblesse. Il ne verse aucun coupon, ne produit aucun bénéfice, et ne crée aucun flux de trésorerie permettant d’établir une valeur fondamentale de la même manière qu’une action ou une obligation. Lorsque j’entends dire que l’or est « sans risque », je pense que le terme est mal choisi, voire parfois, fallacieux. Il est sans risque de défaut de l’émetteur parce qu’il n’a pas d’émetteur; il n’est absolument pas sans risque de prix.

Pourquoi les banques centrales achètent sans abandonner le dollar

C’est ici que le comportement des banques centrales devient beaucoup plus intéressant que les déclarations sur la « dédollarisation ». Au premier trimestre 2026, le dollar représentait encore 57,13% des réserves de change mondiales officiellement allouées, contre 56,42% fin 2025.[6] Un système en train de s’effondrer ne ressemble pas à cela. Le billet vert reste l’unité dominante pour les réserves, les paiements internationaux, la dette, et une large partie du financement mondial.

En parallèle, l’or reprend du poids. Le World Gold Council indique que les banques centrales ont accumulé en moyenne environ 1 000 tonnes par an au cours des quatre dernières années, contre environ 500 tonnes par an durant la décennie précédente. Dans son enquête 2026, 89% des répondants anticipaient une hausse des réserves d’or mondiales sur douze mois, 45% prévoyaient d’augmenter les leurs, et 74% s’attendaient à une part du dollar plus faible dans les réserves mondiales à cinq ans.[7]

Il serait tentant d’y voir une fuite coordonnée hors du dollar. Les chiffres racontent quelque chose de plus subtil. Les achats officiels ont ralenti à 863 tonnes en 2025 après trois années au-dessus de 1 000 tonnes, puis le premier semestre 2026 a été le plus faible depuis 2022 malgré un rebond spectaculaire au deuxième trimestre.[2, 11] Les banques centrales ne semblent donc pas acheter à n’importe quel prix. Elles diversifient, mais elles arbitrent.

À mon sens, c’est là que se situe le vrai changement de régime. Une réserve en dollars offre liquidité, profondeur de marché, rendement, et facilité de transaction. L’or offre autre chose : pas de passif en face, pas de risque de défaut, et une moindre dépendance à l’infrastructure financière d’une autre puissance. Depuis le gel d’une partie des réserves russes en 2022, ce dernier point est devenu impossible à ignorer pour les gestionnaires de réserves, même lorsqu’ils n’ont aucune intention de rompre avec le dollar.

Autrement dit, l’or n’est pas forcément le concurrent qui remplace le dollar. Il peut être l’assurance que l’on achète précisément parce qu’on continue à dépendre du dollar. Cette distinction me paraît essentielle pour un investisseur : les deux actifs ne répondent pas au même besoin.

L’inflation n’est pas le bon thermomètre

Une autre idée reçue mérite d’être attaquée : acheter de l’or serait un moyen presque mécanique de se protéger contre l’inflation. Sur des siècles, le métal a effectivement conservé une forme de pouvoir d’achat. Sur l’horizon réel d’un portefeuille, la relation est beaucoup moins propre. Les travaux de Claude Erb et Campbell Harvey concluent que l’or peut être une couverture contre l’inflation sur des horizons extrêmement longs, mais qu’il est peu fiable à l’échelle pratique d’un investisseur.[8]

La raison est simple. L’or ne réagit pas seulement à l’inflation, il réagit au rendement que l’investisseur renonce à percevoir en le détenant. Si l’inflation monte mais que les taux réels montent davantage, des obligations sûres redeviennent plus compétitives. Si les taux réels baissent, si le dollar recule, ou si la perception du risque systémique augmente, l’or peut au contraire être recherché. Les travaux de la Réserve fédérale de Chicago insistent justement sur l’interaction entre anticipations d’inflation, taux réels, et pessimisme macroéconomique.[9]

Le mouvement du 4 septembre 2026 en offre une miniature. Un rapport sur l’emploi plus robuste a fait monter les rendements et le dollar, et l’or a reculé, alors même que la dette fédérale américaine venait de dépasser 40 000 milliards de dollars et que les inquiétudes budgétaires n’avaient évidemment pas disparu.[1, 10] À court terme, le coût d’opportunité a dominé le récit structurel.

C’est ici que le marché devient intéressant. Depuis quelques années, l’or a parfois mieux résisté à la hausse des taux réels que les modèles traditionnels ne l’auraient suggéré. Mon interprétation est qu’un acheteur structurel supplémentaire – le secteur officiel, en particulier dans les économies émergentes – a modifié l’équilibre de la demande. Cela ne supprime pas la sensibilité aux taux, cela ajoute un deuxième moteur. Le premier est cyclique, dépendant des rendements, du dollar, de la liquidité, et des anticipations de politique monétaire. Le second est stratégique, nourri par la diversification des réserves, les tensions géopolitiques, et la volonté de détenir un actif sans contrepartie.

Le risque que les convaincus oublient

Un actif peut avoir une bonne raison d’exister et être trop cher au même moment. C’est le risque le plus souvent oublié dans les récits monétaires. Le cours de l’or a établi 53 records historiques en 2025, et son prix moyen au quatrième trimestre avait atteint 4 135 dollars l’once. Au deuxième trimestre 2026, la moyenne était encore de 4 506 dollars, malgré une baisse de 8% par rapport au record du premier trimestre.[11, 12]

Cette hausse attire deux erreurs symétriques. La première consiste à extrapoler : puisque les banques centrales achètent et que la dette augmente, l’or devrait monter presque sans interruption. La seconde consiste à croire qu’un repli invalide toute la thèse. Or le deuxième trimestre 2026 a montré exactement l’inverse : les ETF adossés à l’or ont enregistré 45 tonnes de sorties nettes, alors que les banques centrales achetaient 289 tonnes.[2, 12] Le même actif pouvait donc être vendu par des investisseurs financiers et accumulé par les réserves officielles pour des raisons différentes.

Pour moi, c’est un rappel utile : il n’existe pas un « acheteur d’or » homogène. Un particulier qui cherche une protection patrimoniale, un hedge fund qui arbitre les taux réels, une banque centrale qui réduit son risque géopolitique, et un spéculateur sur futures ne répondent pas au même signal. Le prix est le résultat de leurs décisions simultanées.

Cette diversité rend aussi les véhicules d’exposition très différents. Un lingot donne la propriété directe du métal, avec des coûts de stockage, d’assurance, et parfois de liquidité. Un ETF offre une exposition financière plus simple, mais réintroduit une infrastructure de marché. Une société minière, enfin, n’est pas de l’or : c’est une entreprise avec des coûts d’extraction, des réserves géologiques, des besoins de capital, un risque politique, et une équipe dirigeante. Elle peut amplifier la hausse du métal comme décevoir malgré elle.

Ce que l’investisseur devrait regarder

Si l’on abandonne l’idée d’un dollar condamné et celle d’un or automatiquement protecteur contre l’inflation, que reste-t-il? À mon avis, un cadre plus solide. L’or devient un actif de diversification dont la valeur augmente surtout lorsque l’investisseur accorde davantage de prix à l’absence de contrepartie, à la liquidité mondiale du métal, et à sa capacité historique à survivre à des changements de régime.

Cela implique de suivre moins les slogans et davantage les variables qui peuvent changer la thèse. Les taux réels américains disent combien coûte le fait de détenir un actif sans rendement. Le dollar renseigne sur la pression exercée sur le prix du métal en devise américaine. Les flux d’ETF montrent l’appétit tactique des investisseurs. Les achats officiels indiquent si la demande structurelle persiste. La trajectoire de la dette et des déficits mesure le risque budgétaire, sans permettre à elle seule de prédire une crise monétaire. Enfin, l’évolution des réserves mondiales montre si nous assistons à un remplacement du dollar – ce que les données ne disent pas aujourd’hui – ou à une diversification progressive, ce qu’elles suggèrent davantage.

Même la question de l’allocation ne supporte pas les réponses universelles. Une étude de la Banque des règlements internationaux conclut qu’un portefeuille de réserves obligataires de courte duration peut, en moyenne, tirer bénéfice d’une allocation d’or faible, de l’ordre de 0 à 5%, tandis que des allocations beaucoup plus élevées peuvent se justifier dans certains scénarii de risque extrême.[13] Ce n’est pas une prescription pour un investisseur privé, c’est la démonstration que la « bonne » quantité dépend du rôle recherché, de la devise de référence, de l’horizon, et de la tolérance aux pertes.

J’en tire une conséquence pratique : acheter de l’or parce qu’on pense qu’il va « battre » les actions ou parce que le dollar serait sur le point de disparaître me paraît être une thèse fragile. En détenir parce qu’un portefeuille concentre beaucoup de créances nominales, dépend d’une seule devise, ou manque de protection contre des ruptures rares mais coûteuses est une logique différente. Le métal ne remplace ni la croissance des entreprises, ni le revenu obligataire, ni la liquidité de précaution. Il occupe une autre case.

L’or n’annonce pas la mort du dollar

Le raccourci commun est confortable : l’or serait la monnaie vraie, le dollar une expérience de cinquante ans, et la hausse du métal le verdict final. Les faits imposent une conclusion moins spectaculaire, mais plus utile. Le dollar a perdu une grande partie de son pouvoir d’achat depuis 1971, sans perdre son rôle central dans le système financier mondial. L’or a retrouvé une importance stratégique, sans redevenir la monnaie quotidienne de l’économie. Les banques centrales peuvent vouloir davantage du second, tout en continuant à dépendre massivement du premier.

C’est précisément cette coexistence qui me semble décisive. L’or n’est pas nécessairement un vote contre le dollar, il est un vote pour la redondance. Il permet de ne pas faire reposer toutes les réserves de valeur sur la solvabilité, la politique, ou l’infrastructure d’un seul émetteur. Dans un monde où les dettes publiques sont élevées, où les réserves peuvent devenir un outil géopolitique, et où les taux réels peuvent rester volatils, cette redondance a un prix.

Pour l’investisseur, la conclusion n’est donc pas « il faut acheter de l’or ». Elle est plus exigeante : il faut savoir quel risque on cherche à assurer. Si la réponse est l’inflation du trimestre prochain, l’or peut décevoir. Si la réponse est une perte de confiance prolongée, une fragmentation du système de réserves, ou un choc qui rend la qualité de la contrepartie plus importante que son rendement, son rôle devient plus convaincant.

Je peux me tromper sur l’ampleur du mouvement, mais je pense que c’est là qu’il faut regarder. Le signal envoyé par l’or en 2026 n’est pas que le dollar est déjà mort. Il est que même les gardiens du système monétaire considèrent désormais qu’une partie de leur sécurité vaut mieux lorsqu’elle ne dépend d’aucune promesse.

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Repères documentaires

Les données contemporaines et les repères historiques utilisés dans cette analyse ont été vérifiés à partir des sources suivantes.

1. Reuters, « Gold slides after robust US payrolls boost rate hike bets », 4 septembre 2026. Consulter la source

2. World Gold Council, « Gold Demand Trends: Q2 2026 — Central Banks », données au 30 juin 2026. Consulter la source

3. Federal Reserve History, fin de la convertibilité du dollar en or en 1971 et fonctionnement de Bretton Woods. Bretton Woods· 1971

4. U.S. Bureau of Labor Statistics, CPI-U : moyenne annuelle 1971 et indice de juillet 2026. Historique CPI-U· Juillet 2026

5. World Gold Council, « How Much Gold Has Been Mined? », données de stock au deuxième trimestre 2026. Consulter la source

6. Fonds monétaire international, COFER, « World Official Foreign Currency Reserves Largely Unchanged in the First Quarter of 2026 », 1er juillet 2026. Consulter la source

7. World Gold Council, « Central Bank Gold Reserves Survey 2026 », 16 juin 2026. Consulter la source

8. Claude B. Erb et Campbell R. Harvey, NBER, « The Golden Dilemma », 2013. Consulter la source

9. Federal Reserve Bank of Chicago, « What Drives Gold Prices? », Chicago Fed Letter n° 464, novembre 2021. Consulter la source

10. Reuters, « Trump pledged fiscal restraint. Instead, debt tops $40 trillion as borrowing costs rise », 2 septembre 2026. Consulter la source

11. World Gold Council, « Gold Demand Trends: Q4 and Full Year 2025 », 29 janvier 2026. Consulter la source

12. World Gold Council, « Gold Demand Trends: Q2 2026 », 30 juillet 2026. Consulter la source

13. Banque des règlements internationaux, Working Paper 906, « What share for gold? », 26 novembre 2020. Consulter la source

Avertissement : ce texte présente une analyse et une opinion personnelles à des fins d’information. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat, de vente ou de conservation d’or, de produits adossés à l’or, de titres miniers, de devises ou de tout autre instrument financier. L’or et les actifs qui y sont liés peuvent connaître des variations importantes et entraîner des pertes. Toute décision patrimoniale doit être adaptée à la situation, à l’horizon, et à la tolérance au risque de l’investisseur, avec l’aide éventuelle d’un professionnel habilité.

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